Tjembé Rèd


Vendredi 10 décembre à Lyon, Marine Le Pen aurait déclaré, selon les sites Internet d’information E-llico.com et 360.ch : «J’entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc», en marge de sa diatribe anti-musulmane dans laquelle elle a comparé les «prières de rues» de musulmans à une «occupation» en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale.

Tjenbé Rèd (association afro-caribéenne de lutte contre les homophobies, les racismes & le sida) dénonce le cynisme et l’opportunisme de tels propos, pour le moins surprenants dans la bouche de cette représentante d’un parti politique d’extrême droite qui se distingue, depuis bientôt 40 ans, par ses positions constamment xénophobes, certes, mais également sexistes, homophobes ou antijuives.

Depuis bientôt 40 ans, le Front national exacerbe les divisions de la société française pour mieux s’en nourrir.

Tjenbé Rèd réaffirme son entière solidarité avec les personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) de confession musulmane, nombreuses parmi ses adhérent/es et sympathisant/es. Plus largement, Tjenbé Rèd appelle les personnes LGBT à ne pas se laisser berner par les stratégies politiciennes qui, en opposant les minorités aux minorités, visent uniquement à les maintenir toutes en marge de l’égalité républicaine.

Comme nous l’affirmons depuis notre fondation le 1er mai 2007, le combat contre les homophobies est inséparable de celui mené contre les discriminations et notamment contre les racismes.