AIDES


Coalition PLUS et AIDES réagissent à l’annonce, diffusée hier par le National Institute of Health (NIH) américain, d’un accord entre le Gouvernement américain et la Communauté de Brevets anti-VIH mise en place par UNITAID.




La Communauté de Brevets est un système permettant la fabrication et la diffusion de versions génériques bon marché des médicaments anti-sida, dans les pays en développement. Elle permettra d’augmenter considérablement l’accès au traitement au Sud.




La participation du NIH à la Communauté de Brevets établit un précédent important en faveur de cette initiative, lancée par UNITAID en juillet 2010. Le NIH est en effet le premier financeur mondial de la recherche médicale, et un détenteur significatif de brevets médicaux.




D’après les informations dont nous disposons, c’est le Président Obama lui-même qui a souhaité que les brevets anti-VIH appartenant aux organismes publics américains soient versés dans la Communauté de Brevets, et bénéficient ainsi aux malades des pays en développement. D’après les termes de l’accord entre UNITAID et le NIH, les malades du sida vivant dans des pays dits « émergents » comme la Chine, la Russie ou le Brésil pourront eux aussi bénéficier de versions bon marché des médicaments VIH concernés par les brevets de l’Etat américain.




Par cette annonce, l’administration Obama valide l’importance de la Communauté de Brevets d’UNITAID pour atteindre l’objectif onusien du traitement universel, et confirme que la vie des malade prime les brevets.




Coalition PLUS et AIDES appellent maintenant les principaux laboratoires princeps dans le champ VIH – Gilead, Merck, GSK, Pfizer, Johnson&Johnson, Abbott et Roche –à suivre l’exemple du Gouvernement américain, et à rejoindre aujourd’hui la Communauté de Brevets d’UNITAID en faveur de l’accès aux médicaments anti-sida dans les pays en développement.

Communiqué de presse du 30 septembre 2010