Tjembé Rèd


En effet, dans un article daté du 18 août 2010, intitulé «Les lobbies gays font annuler le concert», vous tenez notamment les propos suivants : «Dans leur croisade contre les artistes jamaïcains ayant pu chanter des propos homophobes, les lobbies gays viennent d’obtenir une nouvelle victoire : le concert de Sizzla, qui devait se produire samedi soir aux arènes de Palavas, vient d’être annulé par les organisateurs. Si l’artiste chantait en 2001, «butte les pédés, mon gros flingue va tirer», il s’était ensuite engagé par écrit, en 2007, comme d’autres artistes de l’île des Caraïbes dans le collimateur, à ne plus fredonner ce genre de titres sulfureux et tout à fait condamnables lors de leurs tournées. Et à notre connaissance, Sizzla n’a jamais été pris en défaut. Les associations gays et lesbiennes avaient déjà fait annuler un de ses concerts en novembre dernier à la salle Victoire 2 estimant – sans réelle preuve - qu’il ne respectait pas ses engagements. L’association Tjenbé Rèd, injoignable hier, avait invité depuis le début de l’été à faire pression sur la municipalité de Palavas pour ne pas qu’elle accueille l’artiste, tout comme elle a dressé une liste noire d’une dizaine de chanteurs contre lesquels elle fait tout pour annuler leurs dates.»

Il nous paraît nécessaire de revenir sur plusieurs inexactitudes.




1°) L’objectif de la campagne internationale Stop Murder Music, dont Tjenbé Rèd assure une coordination en France, n’est pas d’annuler des concerts mais d’amener certains chanteurs de reggae dancehall à cesser leurs appels au meurtre et à signer et respecter le Reggae Compassionate Act.




2°) Rien ne prouve que le concert de Sizzla prévu le 21 août ait été annulé en raison du communiqué publié le 5 par plusieurs associations de défense des droits humains. La biletterie de ce concert rencontrait-elle le succès espéré ? En 2008, l’entourage de Sizzla avait déjà accusé la campagne Stop Murder Music d’être responsable de l’annulation de plusieurs concerts, alors que ce chanteur avait plus trivialement été refoulé aux frontières en raison d’un problème de visa !




3°) Les violations du Reggae Compassionate Act par Sizzla, entre 2007 et 2010, sont parfaitement documentées, contrairement à ce que vous indiquez en reprenant de manière surprenante une propagande intéressée.

Le communiqué au format PDF avec toutes les informations